[Critique] Les Survivants, prestige banal

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Même au sein d’un marché cinématographique aussi bouleversé, on peut se demander comment un film avec un casting de cette trempe peut atterrir directement en DVD. Le générique final défilant, on comprend qu’en dehors du jeu de ses trois acteurs principaux, Les Survivants n’a rien d’autre à proposer qu’une romance à trois d’une regrettable banalité.

Pourtant, Craig Zobel fait son possible pour entretenir un mystère à l’atmosphère planante, tout droit hérité de ces forêts où règne le calme le plus absolu. Les références bibliques laissent à penser qu’une métaphore bien sentie est tapie en sous-terrain, jusqu’à ce que le final n’offre pour seul horizon que des suppositions hasardeuses.

A l’image, la solitude post-apocalyptique n’est qu’un écrin à un trouble amoureux banal et qui tarde à naître. La sérénité qui est peinte par une lente mise en place profite d’abord aux interprètes, parmi lesquels ressort une fois de plus Chiwetel Ejiofor, d’une intensité à fendre des murs. Leur délicatesse assure à ces Survivants une tenue qu’une mise en scène plus audacieuse aurait pu faire voler en éclat.

Les Survivants est disponible en VOD et sort le 02 décembre en Blu-Ray et DVD. Ce dernier a été visionné par nos soins mais ne bénéficiera pas d’un test car il est tristement dénué de tout bonus (même pas de bandes-annonces).

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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