[Critique] Les Sans-Espoir, merveille machiavélique

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Longtemps après le générique de fin, le film de Miklós Jancsó, Les Sans-Espoir, continue de hanter nos esprits. Pourtant, ce réalisateur trop méconnu – également par votre humble narrateur – parvient à imprimer une image indélébile sur la rétine du spectateur.

D’abord, le cinéaste avait besoin d’une bonne histoire à raconter : au sein d’un fortin, les troupes austro-hongroises tentent de faire parler des soldats rebelles afin qu’ils révèlent l’emplacement de leur chef. À partir de ce pitch fort simple, Miklós Jancsó sublime son récit en mettant en avant les jeux de regards et les non-dits, le climat de terreur et la manipulation mentale. Sa mise en scène participe subtilement à installer une atmosphère pesante à l’aide de plans longs et le refus d’un découpage intensif. Le résultat : un film fascinant de bout en bout.

Et que dire de l’incroyable dénouement de l’histoire ? Car celui-ci rejoint facilement le cercle fermé des perles du genre, mais on n’en écrira pas un mot de plus. Donc, courez voir Les Sans-Espoir et profitez de la belle rétrospective de l’œuvre de Miklós Jancsó à la Cinémathèque française du 28 octobre au 30 novembre.

Les Sans-Espoir sort en copie restaurée le 11 novembre 2015 au Reflet Medicis et vous pouvez le découvrir le 18 novembre à 19h30 à la Cinémathèque française.

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9,5 Chef-d'oeuvre
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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