[Critique] Les Ogres, affamés d’amour

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Les Ogres, selon la réalisatrice Léa Fehner, dévorent aujourd’hui la chair fraîche de la vie. Ils sont à la fois le compagnon de nos fantasmes et des créatures à l’existence insaisissable. La matière filmique qui peut émaner d’une pareille mythologie est donc hautement inflammable, à même de donner naissance au plus flamboyant des incendies ou à la plus désolante des catastrophes.

La lumière qui irradie cette troupe de théâtre itinérante nous amène à davantage qu’un étincelant spectacle. Les Ogres est un carnet de vie, croqué avec un amour infini par sa troupe de cinéma. Les vibrations humaines reprennent leur plein potentiel, autant dans les mots les plus tranchants que dans les exaltations les plus totales. Le film devient un alliage parfait entre le quotidien, contrasté, et le romanesque, virevolté.

Un miracle qui tient sa source dans un récit équilibriste à la fois précis et imprévisible, qui lie avec appétit chaque particule de ce cirque. Puissante et charnelle, la mise en scène orchestre un ballet complice avec son audience, conviée en coulisses. L’audience n’a alors plus qu’à se laisser embaumé par cette lettre radieuse sur l’appétit de vivre et l’importance de rester tout simplement humain.

Les Ogres sort le 16 mars 2016 dans les salles françaises.

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Avis

9 Étourdissant
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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