[Critique] Les Nerfs à vif : remake sous haute tension

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Lorsque Martin Scorsese s’attaque avec Les Nerfs à vif au remake du film de 1962, il en ressort une œuvre cultissime aussi dérangeante que philosophiquement forte.

Les Nerfs à vifs repose sur l’affrontement entre un ancien détenu, Max Cady (le magistral Robert de Niro), bestial et séduisant à la fois et son ancien avocat, Sam Bowden (Nick Nolte) qui sous ses airs de père de famille parfait, cache lui aussi ses démons.

Tout est ici histoire d’apparences : l’apparence physique, l’apparence sociale, le film flirte avec ces thèmes complexes incarnés par le personnage de Cady. L’esthétique est forte, Scorsese ne fait pas dans la demi-mesure, si certaines séquences ont mal vieillies, d’autres sont résolument cultes. Jouant sur une tension permanente insufflée par « La loi du talion », une thématique plus que d’actualité pour la société américaine, le réalisateur a su s’approprier le genre très codifié du thriller.

Les Nerfs à vifs est une œuvre intense, à part dans la filmographie de Martin Scorsese mais une réalisation qui a du sens.

Pour découvrir l’ensemble de l’univers de Martin Scorsese, rendez-vous à la cinémathèque jusqu’au 14 février 2016 et le 21 octobre au cinéma pour Les Nerfs à vif.

Article écrit par Sarah Lehu

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