[Critique] Les mariées : la patience a ses limites

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Nutsa vit en Géorgie avec ses deux jeunes enfants. Son mari, Goga, a été arrêté et mis en prison pour dix ans. Les visites mensuelles, les appels réguliers… La routine s’installe. Mais la patience a ses limites…

Et le spectateur en a aussi. Tinatin Kajrishvili suit le destin de ces jeunes mariés, séparés et malheureux. Mais les silences et les instants futiles sont trop nombreux pour séduire un public français, déjà sceptique devant l’origine géorgienne du long-métrage.

Les acteurs sont très bons, mais ne sont pas servis par une histoire en puzzle, où le cinéphile doit tout deviner lui-même. Trop peu guidé, le spectateur peine alors à s’attacher aux personnages et à s’intéresser véritablement à l’histoire.

Les vingt dernières minutes rattrapent Les mariées de la noyade, grâce à un scène du couple en amoureux, touchante de romantisme et d’espoir. Le dénouement aurait d’ailleurs mérité de s’y attarder davantage, puisque la réalisatrice termine son film au moment où il devenait le plus bouleversant.

Les mariées n’a pas encore de date de sortie en France. Il a été présenté en compétition au festival de Cabourg 2015.

Article écrit par Marie Salammbô.

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