[Critique] Les délices de Tokyo, de la douceur pour les isolés

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Le dernier film de Naomie Kawase (Still the water, Suzaku), Les délices de Tokyo, est à l’image de son titre : savoureux et délicat. La réalisatrice traite de sujets de société en les abordant de la manière la plus douce possible, à travers une simple pâtisserie japonaise (dorayaki), une petite crêpe tartinée avec de la pâte an ou anko (à base de haricot rouge du Japon).

Autour de ce concept culinaire, le récit tourne autour d’un trio : un homme qui tient une boutique de dorayaki, une vieille dame anciennement lépreuse qui prépare la pâte et enfin une lycéenne, cliente régulière de la boutique.

Ce qui est fabuleux, c’est de voir à l’image l’amour de la cinéaste pour ses personnages. Elle donne la parole à des isolés, à des personnes qui n’ont jamais eu leur mot à dire dans la société. Kawase transmet par le cinéma leur mémoire et leurs émotions. Touchant, d’une grande finesse dans son écriture et sa mise en scène, Les délices de Tokyo est d’une beauté digne des cerisiers en fleurs des rues de Tokyo.

Les délices de Tokyo sort le 27 janvier 2016.

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7,5 À découvrir !
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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