[Critique] Les Cowboys : Errances fiévreuses

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Tristement actuel, Les Cowboys marche sur des œufs ; difficile, en effet, de traiter de l’intégrisme religieux sans maladresse, sans dérapage involontaire qui mettrait de l’huile sur le feu. Bien heureusement, le réalisateur Thomas Bidegain y parvient.

D’une justesse sans pareille, sublimé par une mise en scène d’une précision intense, Les Cowboys traite d’un sujet brûlant à travers le prisme d’une famille détruite par la perte de leur enfant soudainement radicalisé. La politique n’a pas sa place ici, c’est l’émotion qui prime : l’errance fiévreuse d’un père et de son fils qui cherchent à comprendre, qui tentent désespérément de réparer leur petit cercle brisé par un ennemi qu’ils ne soupçonnaient pas.

Dans cette  quête fébrile, François Damiens et le jeune Finnegan Oldfield s’illustrent avec brio en cowboys des temps modernes. Voyageurs sans répit, prêts à tout, au dessus des lois, ces figures archétypales d’un autre temps traversent une réalité aride et mortelle : celle de la guerre, du terrorisme et de la montée des idéologies radicales. Un voyage au bout de l’Enfer, mais surtout un grand film qui nous rappelle qu’il faut toujours lutter. Toujours.

Les Cowboys sort le 25 novembre 2015

Article écrit par Kevin Renard.

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