[Critique] Le Teckel, une vie de chien

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Le Teckel est le Winchester 73 du film indépendant. Dans l’illustre western, on suit le parcours d’une carabine qui tombe entre différentes mains tandis que dans le film de Todd Solondz, c’est à propos de la vie d’un chien qui passe entre plusieurs maîtres et maîtresses tout le long de son existence.

C’est un film séduisant… L’histoire du petit animal en forme de saucisse est celle d’un être qui vient combler des vides, des peurs, de la solitude dans les cœurs des humains. C’est le reflet de leur état. Forcément, il y a un aspect touchant et amusant – d’où un succès au Festival de Deauville 2016.

Mais la narration se révèle (trop) indépendante. Le Teckel a une histoire fragmentée en plusieurs courts-métrages. Parfois, l’absence de véritables liens entre les segments se fait sentir sur le rythme général de l’œuvre, mais surtout le film s’enferme quelque peu dans une forme classique du cinéma indépendant américain qui semble toujours aller vers la même style (personnages paumés et démystification de la société américaine). Ceci étant dit, un teckel comme témoin de l’Amérique, cela vaut le coup d’œil !

Le Teckel sort le 19 octobre 2016.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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