[Critique] Le garçon et la bête, le nouveau roi de l’animation

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Après les Enfants loups, une œuvre particulièrement brillante, on attendait le nouveau long-métrage d’animation de Mamoru Hosoda avec impatience mais aussi anxiété. Pouvait-il transformer l’essai ? Il suffit de regarder les deux premières minutes du garçon et de la bête pour avoir la réponse : oui, un grand oui.

Comme pour les Enfants loups, le fantastique fait son apparition dans un univers contemporain réaliste. De l’autre côté d’une porte invisible, il existe le monde des Bêtes : Jutengai. Le récit suit les pas d’un orphelin qui se retrouve propulsé dans cet univers et devient le nouvel apprenti d’un ours samouraï flemmard, mais voué à peut-être devenir un jour le seigneur de ce monde.

En plus de la richesse thématique et émotionnelle du scénario, la forme fonctionne à merveille : on découvre un mise en scène fulgurante et inspirée, des dessins splendides, des musiques parfaites… On continue ? Pas la peine, excepté pour dire ceci : après la retraite de Hayao Miyazaki, le cinéma d’animation japonais a trouvé en Mamoru Hosoda son nouveau roi. Longue vie au roi !

Le garçon et la bête sort le 13 janvier 2015.

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Avis

8,5 Grand !
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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