[Critique] Le Chanteur : ode à la galère

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Passion et galère, tels sont les maîtres mots du Chanteur, nouveau film de Rémi Lange. Sous la forme d’un biopic fictif qui lorgne du côté de la comédie musicale, le film dépeint le Paris de l’ombre : celui des sans-abris, des prostitués, des artistes en quête de succès. Entre chaque communauté, la frontière est poreuse, et c’est avec un humanisme bienvenu qu’on nous les révèle par le biais de l’excellent Thomas Polly, artiste polymorphe qu’il ne faudra pas perdre de vue.

Dommage que l’esthétisme bas de gamme du Chanteur nuise à un récit qui aurait mérité une plus grande sensibilité visuelle. Les qualités de fond sont ternies par un style aride, sans saveur, presque télévisuel. En conséquence de quoi le visionnage devient vite laborieux, usant l’attention du spectateurs le plus endurant.

Malgré cet aspect rebutant, Le Chanteur est un film à voir, ne serait-ce que pour l’opiniâtreté touchante de son personnage principal dont les échecs, les erreurs et les réussites sauront trouver leurs échos chez les spectateurs qui auront la ténacité de rester jusqu’au bout.

Le Chanteur sort le 27 janvier

Article écrit par Kevin Renard.

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