[Critique] La Nina de Fuego, la violence invisible

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l’Espagne continue de produire un cinéma sombre et social, véritable témoignage de la crise qui a frappé le pays. Dans un monde où la violence à l’image est chose commune, l’œuvre préfère la suggestion du hors-champ. En proie à son imagination, le spectateur ressent la violence comme (trop) rarement au cinéma.

Carlos Vermut explore trois personnages qui ne peuvent s’empêcher d’entrainer la perte de l’un et de l’autre en voulant faire ce qui est bien. Un cercle vicieux impitoyable qui transforme trois êtres humains en des monstres. Un récit dérangeant et fascinant, mais peu accessible du fait de la lenteur de son rythme et de sa noirceur.

Après le succès de La Isla Minima, polar noir sur la société post-franquiste, on se dit que le moral n’est pas bien haut chez nos amis espagnols. Mais l’inspiration se trouve dans le réel et les cinéastes dépeignent le climat d’une société en ne faisant aucune concession. Une chose est sûre : on n’en sort pas indifférent.

La Nina de Fuego sort le 12 août 2015.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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