[Critique]  La Isla Mínima, thriller noir post-franquiste

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Dans les années 80, l’Espagne commence une période de transition suite à la mort du dictateur Franco et du retour de la démocratie. Au centre de ce thriller aux allures de Millénium espagnol, on suit une enquête sur une affaire de disparition qui réunit deux personnages opposés. Passés troubles et noirceur sont au rendez-vous de ce film à l’univers passionnant.

À partir d’une intrigue qui sent légèrement le déjà-vu, La Isla Mínima fait ressurgir les fantômes de la période Franco, la monstruosité de la dictature et ses secrets inavouables. Tels les marécages du film, les Espagnols ont les deux pieds dans la boue et tentent de s’en extirper du mieux qu’ils peuvent. Une époque intelligemment retranscrite par la mise en scène et le talent des acteurs.

Hélas, le vainqueur des Goyas (équivalent des Oscars en Espagne) fascine comme il déçoit. Il manque de surprendre dans un genre qui aime habituellement le faire et après quelques minutes, on sait rapidement à quoi on a affaire, l’enquête n’ayant rien de transcendant. Mais l’épilogue révèle le véritable sujet du film et permet de conclure l’œuvre d’une réflexion à glacer le sang. La recette de ce thriller de qualité ? Un bon univers, un bon univers et… Un bon univers.

La Isla Mínima sort le 15 juillet 2015.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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