[Critique] La femme au tableau, le déjà-vu pire

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Outre-Atlantique, La femme au tableau est titré Woman in Gold. C’est une manière plus appropriée de rappeler qu’au centre de ce film signé Simon Curtis (My Week with Marylin), il y a une femme immortalisée par Klimt sur un célèbre tableau doré. Ce dernier est l’enjeu d’un combat entre une septuagénaire juive et le gouvernement autrichien qui détient, depuis l’occupation nazie, le fameux chef d’œuvre pictural.

Pour raconter cette histoire à cheval entre le travail de mémoire et la justice familiale, Curtis applique avec attention le petit livret du drama des familles. Rien à l’intérieur d’un récit pour le moins intéressant ne vient en contre-point d’une structure alternant la poursuite judiciaire sans aspérités avec de nombreux flash-backs proprets et tire-larmes. Tous les éléments glissent le long d’un chemin destiné à titiller la glotte.

Pour autant, La femme au tableau parvient au contraire d’autres à tenir en éveil son audience en ne déviant jamais de cette application scolaire qu’il se fixe. D’une mise en images documentée à une interprétation appliquée, toute l’équipe se donne pour mission d’investir le projet sans bousculer le moindre recoin, parvenant à faire de ce long-métrage oubliable un divertissement à l’attachante impression de déjà-vu.

La femme au tableau sort le 15 Juillet 2015.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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