[Critique] La Jeune Fille sans mains nous touche quand même (aux bons endroits)

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Critique chrono
La Jeune fille sans mains est une oeuvre artistique séduisante offerte par Sébastien Laudenbach, oscillant entre le conte populaire et l’art contemporain.

On redoutait un manque de contact et de chaleur humaine de la part de cette jeune fille sans mains bien intrigante ; il n’en est rien. Le film de Sébastien Laudenbach est une réussite qui oscille magnifiquement entre l’œuvre personnelle et le cinéma populaire. L’animation va chercher son inspiration du côté du cinéma japonais tandis que la mise en scène suit une ligne directrice classique proche du théâtre contemporain, Laudenbach adaptant directement la pièce d’Olivier Py, La Jeune Fille le Diable et le Moulin, inspiré du conte de Grimm.

Visuellement, ce dessin-animé nous berce, nous transporte, nous angoisse avec tous les composants de l’univers des frères Grimm. Les mouvements en pointillés effectués par les personnages ainsi que les effets sonores accentuent l’effet de sensorialité et affolent l’imagination. Les voix d’Anaïs Demoustier et de Jérémy Elkaim collent parfaitement. Dommage pour la bande-originale, de l’électro-pop sans saveur qui n’apporte rien. Le résultat est tout de même extrêmement bien fichu sur le plan de l’animation, de l’histoire et de la mise en scène. Pour votre bon plaisir, n’y coupez pas !

La Jeune Fille sans mains sortira en novembre 2016 après être passé en compétition au Festival d’animation d’Annecy.

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8 Une splendeur
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