[Critique DVD] Jauja, ovni en Patagonie

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Jauja représente le type de cinéma poétique à l’instar de l’œuvre d’Andrei Tarkovsky ou de Terrence Malick. Le réalisateur Lisandro Alonso trouble nos sens et nous entraine dans les limbes métaphysiques. Une plongée troublante dans un cinéma plus sensoriel que narratif.

Pour porter ce projet original au format 4:3, il nécessitait bien un acteur courageux de la trempe de Viggo Mortensen. Celui-ci interprète en subtilité l’officier perdu en Patagonie à la recherche de sa fille. Les images rivalisent de beauté avec des verts, rouges et bleus saturés, offrant une puissance esthétique indéniable au film du cinéaste argentin.

Au fur et à mesure du récit, on perd la notion du temps et de l’espace – certainement le but recherché – mais on finit par trouver le film lent, trop lent. Le spectateur peut se sentir oublier sur le bord de la route, peut-être à tort ou à raison, mais Jauja prouve tout de même une nouvelle fois la vigueur du cinéma d’Amérique du Sud.

Jauja sort en DVD le 23 septembre 2015.

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Avis

6.8 Poétique

Le documentaire en bonus est à l'image du film : intellectuel, poétique et intéressant. Le réalisateur Lisandro Alonso revient sur la fabrication de A à Z en passant par le choix de Viggo Mortensen (aussi compositeur du film), le fonctionnement sur le tournage, etc. D'ailleurs on y apprend que Jauja est avant tout un travail collaboratif, le tournage a permis de faire du film ce qu'il est (à la base, seulement 20% de l’œuvre était conceptualisée selon le cinéaste). C'est donc un excellent documentaire pour comprendre un film pas évident à comprendre du premier coup (c'est le moins qu'on puisse dire).

En ce qui concerne la technique, le DVD rend hommage comme il peut à la superbe photographie de Timo Salminen. C'est bien évidemment mieux sur un grand écran, mais on ne peut pas tout avoir, n'est-ce-pas ?

  • Film 6,5
  • Image 7
  • Son 7
  • Bonus 7
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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