[Critique] Iris et ses cinquante (mauvaises) nuances

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Quand Jalil Lespert se plonge dans le film noir, il veut tout, tout de suite, et au final n’obtient qu’un Iris gourmand, mais sans grand chose dans le pantalon.

Commencer sans finir. On rentre dans Iris avec une certaine fascination. Fascination pour la mise en scène, pour les acteurs et pour un thriller qui s’annonce, certes stéréotypé, mais passionnant. Puis on se rend vite compte qu’on n’obtiendra rien. Jalil Lespert navigue dans plusieurs eaux sans savoir vraiment à quel sein se vouer (même pas celui de Charlotte LeBon). Petit à petit, le thriller ne tient plus la route, les personnages sont abandonnés et l’érotisme se montre bien trop sage pour marquer.

Et soudain, les fils s’emmêlent. À l’image d’un final au comble de l’absurde, on sent que le réalisateur, pourtant talentueux dans ses plans, ne contrôle plus son scénario. Il paraît vouloir se servir des codes du genre sans vraiment savoir quoi en faire. Charlotte LeBon finira par se résumer à une (très belle) silhouette, Romain Duris au prolo revanchard et Jalil Lespert au manipulateur peu doué. Au final on n’assiste ni à un thriller, ni à un drama, ni à une romance érotique… bref, à rien de complet et c’est bien dommage tant on y a cru.

Iris sort le 16 novembre 2016

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3.5 Tout et surtout rien
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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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