[Critique] Post Pop Depression : Iggy Pop, crooner punk.

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A ma droite, Iggy Pop, 68 printemps, leader des Stooges et figure emblématique du mouvement punk depuis 1967. A ma gauche, Josh Homme, 42 ans, leader des Queens of the Stone Age (QOTSA) et précurseur du mouvement stoner. Cette collaboration entre ces deux monstres sacrés du rock se devait de déboucher sur quelque chose de jubilatoire. Mission accomplie pour Post Pop Depression, dix-septième album solo de l’Iguane.

Difficile à vrai dire de considérer Post Pop Depression comme le seul fait d’armes d’Iggy Pop. La patte « QOTSA » est omniprésente, dans les riffs et les arrangement menés de main de maître par Homme. Les personnalités des différents musiciens qui l’entourent (Dean Fertita des Dead Weather et Matt Helders d’Arctic Monkey) sont immédiatement reconnaissables. Qu’importe, Iggy semble avoir trouvé des camarades de jeu idéals pour le suivre dans ses délires de crooner démoniaque.

Habité mais jamais caricatural, l’Iguane s’est largement imprégné de l’esprit de son pygmalion et complice disparu David Bowie, qui sauva sa carrière en produisant ses deux premiers albums solo. Du délicieux groove de Break Into Your Heart à Paraguay, en passant par le rock sexy de Sunday, Iggy Pop et ses acolytes délivrent neuf pépites blues/stoner/soul à l’énergie communicative. 


Post Pop Depression
d’Iggy Pop, sorti le 18 mars 2016.

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Avis

8,5 Diabolique
  • Votre avis (5 Vote) 6.1
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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