[Critique] Howl : quand les loups-garous nous mènent en train

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Lorsque les Britanniques s’attaquent au registre fantastique, on ne peut s’empêcher d’admirer leur technique et leur élégance dans la maîtrise du genre. C’est précisément le cas de Howl, réalisé par Peter Hyett -un spécialiste des effets spéciaux- présenté dans le cadre de la séance de minuit. Un très bon choix de la part du FEFFS.

Quand les passagers d’un train se retrouvent bloqués au beau milieu de la cambrousse sous une nuit de pleine lune, gare aux hurlements. A partir d’une histoire classique de lycanthropes, Peter Hyett dépeint la société Londonienne avec mordant. Toutes les générations et les milieux sociaux sont représentés, condamnés à se partager un wagon afin de survivre à l’attaque des loups-garous.

On ne s’embarrasse pas de psychologie subtile ou de plans contemplatifs léchés dans Howl. Le manichéisme reprend ses droits avec des personnages caricaturaux et une intrigue prévisible à souhait, sans que cela ne soit nécessairement une tare. Ed Speelers (Eragon) campe une tête de turc sympathique à la Peter Parker version Maguire, entouré de personnages consistants comme les Britanniques savent si bien les construire et les interpréter.

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