[Critique] Hollow Bones : les Rival Sons dépoussièrent le rock à papa

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Chef de file d’un renouveau blues rock (aux côtés des The Answer, The Datsuns, Airbourne, …), Rival Sons continue de distiller gros son vintage et sonorités plus modernes avec Hollow Bones, cinquième album de haute volée.

Hollow Bones ne sera pas le disque le plus original de l’année, certes. Le plus couillu, peut-être. S’appropriant avec fougue les sonorités de la « musique à papa » (Led Zep, Black Sabbath et consorts), le combo californien a le mérite de proposer autre chose qu’une simple copie vintage. La voix de Jay Buchanan y est pour beaucoup : enfin un frontman chantant du hard sans hurler comme un castrat qu’on émasculerait sur place.

Si l’orgue Hammond se fait plus discret sur cet album, on a tout de même le privilège de se prendre une avalanche de riffs gras et de rythmiques musclées en pleine face.  Rival Sons accouche ici d’un rock bien troussé et communicatif. Saupoudrés d’une touche pop subtile, le quatuor jongle aisément avec classic rock (Hollow Bones), blues (Black Coffee) et r’n’b (superbe Tied Up), en plus de s’aventurer dans un registre folk empreint de subtilité (All That I Want qui conclue l’album).

Encore une preuve que les fils rivaux ont su noyer leurs influences de manière à ne pas trop les rendre visibles.

Hollow Bones des Rival Sons, sorti le 10 juin 2016.

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Avis

7.5 Couillu
  • 7.5
  • Votre avis (7 Vote) 8.6
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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