[Critique] Furyo : Bowie l’insoumis

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Plantons le décors. 1983 : L’album Let’s dance, le plus grand succès commercial de David Bowie vient de sortir. Cette même année, il se voit offrir un rôle dans le film Furyo du transgressif japonais Nagisa Oshima ( L’empire des sens).

Huis-clos au cœur de l’île de Java, Furyo dresse le portrait des prisonniers soumis à la poigne du capitaine Yonoi (Ryūichi Sakamoto). Mais, l’arrivée du provocateur soldat anglais Jake Celliers (David Bowie) bouleverse l’ordre établit.

Plus qu’un film de guerre, Furyo parle des Hommes et de confrontations. A travers ces différents regards, Oshima retrouve ce goût de l’absurde qui jalonnait déjà ses précédents films. Jouant sans cesse sur la mécanique de l’opposition, la tension des civilisations est palpable est soutenue par la bande originale magistrale. L’œuvre marque par sa modernité puisqu’elle évoque en sous-texte l’attirance homosexuelle. Érigé en chef d’oeuvre au fil des années, Furyo marque par son ambiance étrange, mais surtout par la puissance de certaines séquences qui parviennent à nous faire oublier son manque de rythme. Présenté en Cannes en compétition officielle, le film ne laisse pas indifférent. Il marquera en tout cas la carrière de Bowie et révélera Takeshi Kitano dont on connaît aujourd’hui tous les talents !

Furyo est sorti le 1er juin 1983

Article écrit par Sarah Lehu

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