[Critique] Fou d’amour, le vrai coupable

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« 1959. Coupable d’un double meurtre, un homme est guillotiné. Au fond du panier qui vient de l’accueillir, la tête du mort raconte : tout allait si bien ! Curé admiré, magnifique amant, son paradis terrestre ne semblait pas avoir de fin. » À partir de ce synopsis atypique, le film présageait de l’originalité dans son traitement. On n’est pas déçu.

La force – la fourberie devrais-je dire – de Fou d’amour réside dans sa narration qui nous fait apprécier un personnage avant d’en révéler sa vraie nature et de piéger psychologiquement le spectateur. Ce procédé particulièrement utilisé par Hitchcock joue habilement sur le ressenti de ceux qui regardent le film. On a l’impression d’être un insecte pris dans une toile d’araignée…

Le résultat révèle une puissance cinématographique indéniable. Le tout réalisé, monté, scénarisé, éclairé et costumé par Phillipe Ramos… Il ne faut pas mettre cet étrange film devant tous les regards, ce n’est pas le dernier « joyau » de Michael Bay. Mais à ceux qui veulent découvrir un cinéma différent du tout venant, vous savez quoi faire.

Fou d’amour sort le 16 septembre 2015.

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7,5 à découvrir !
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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