[Critique] Five, comme les doigts de la main

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Le film de potes, c’est un genre vieux comme la France. Five se niche en son sein avec comme ligne d’horizon l’esprit des potaches nord-américains. En guise de gouvernail, on retrouve cette propension française à l’escalade comique, où chaque acte ajoute un zeste au delirium ambiant. Ici, c’est Samuel et ses amis qui en sont victimes, lorsque le premier est obligé pour payer le loyer de mentir dangereusement à ses amis.

Dès un générique très pop, la forme épouse l’état d’esprit décomplexé des personnages et ne prend pas le risque d’inventer quoi que ce soit de neuf. La technique est pourtant efficace, principalement parce qu’Igor Gotesman fait appel à d’excellents performers complices. Sa troupe de comédiens, dirigé par un Pierre Niney cabotin mais entraînant, est le point fort du film.

Le récit rejoue la partition du plan foireux avec plus ou moins de bonheur. Une bonne première moitié met à sa soumission les zygomatiques et nous fait attacher à cette tranche bourgeoise de la population, un peu « branleuse » et libérée. Dommage que le dernier acte résolve les enjeux avec trop d’emballement, amenant à un épilogue à la morale mécaniquement délivrée.

Five sort le 30 Mars 2016 en salles.

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6 Coussi-Coussa
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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