[Critique] Juste la fin du monde, le chaînon manquant

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Louis revient après douze ans d’absence dans la maison familiale où l’attendent son frère et sa femme, sa sœur et sa mère. Ce n’est pas une visite de courtoisie, mais un voyage pour leur annoncer sa mort prochaine. Pour interpréter les personnages de Juste la fin du monde, on a le droit à un casting digne d’un film de Woody Allen : Cassel, Ulliel, Baye, Seydoux et Cotillard.

L’incroyable jeune réalisateur, Xavier Dolan, instaure une douce mélancolie à travers les thématiques du temps et de l’absence. La mise en scène tourne pratiquement exclusivement autour de l’utilisation de gros plans sur les visages des personnages qui sont seuls dans le cadre. Il n’y a que Louis, le chaînon manquant, qui les maintient parfois ensemble à l’écran.

Les attentes étaient certainement trop grandes avant la projection de Juste la fin du monde. Il faut dire qu’après le succès critique et public de Mommy, le cinéaste était attendu au tournant. En soi, la dernière création du cinéaste canadien est un aboutissement esthétique, mais c’est aussi un échec à recréer la boule d’énergie qui emmenait ses précédents films vers la stratosphère. Si seulement il y avait plus de vie et d’alchimie à l’image entre les acteurs, Juste la fin du monde serait une merveille.

Juste la fin du monde sort le 21 septembre 2016 et est présenté en compétition au Festival de Cannes 2016.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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