[Critique] La fille inconnue, une certaine indifférence

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Un film des frères Dardenne passe pratiquement à tous les coups par la case Cannes. Si d’habitude, l’excellence est au rendez-vous de leur cinéma – ils n’ont pas eu de nombreuses récompenses pour rien – leur nouveau long-métrage, La fille inconnue, laisse quant à lui dubitatif.

Un soir, une femme médecin généraliste (Adèle Haenel) n’ouvre pas sa porte alors qu’elle entend sonner. Le lendemain, le corps d’une jeune immigrée est découvert, ce qui déclenche un sentiment de culpabilité chez le personnage de Haenel qui l’a laissée dehors la veille. De ce fait, elle décide de partir à la recherche de l’identité de cette fille inconnue de tous.

On note surtout un problème majeur dans La fille inconnue qui vient de la relation d’identification entre le spectateur et le personnage. Les Dardenne ne parviennent pas à créer un pont émotionnel à cause d’un récit trop schématique et trop fictionnel, ce qui est dérangeant de la part de cinéastes qui ont fondé la force de leur style sur une approche quasi-documentaire. On regarde le long-métrage avec une certaine indifférence et on préfère sur un sujet assez similaire l’étonnant Une belle fin d’Uberto Pasolini.

La fille inconnue sortira le 12 octobre 2016 et est présenté en compétition au Festival de Cannes 2016.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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