[Critique] Enragés, le bon et le mauvais

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Enragés, c’est le genre de proposition cinématographique qui manque cruellement au cinéma français à l’heure actuelle. Tandis qu’aux États-Unis ou en Corée du Sud, le film de genre représente une grande part de la production, le cinéma français de divertissement semble condamné aux comédies. Malgré les bonnes intentions, le premier film d’Éric Hannezo échoue plus qu’il ne réussit.

Ce remake du film italien Rabid Dogs (1974) de Mario Bava raconte le récit d’un braquage qui tourne mal et qui réunit sur la route un groupe de trois malfaiteurs et trois otages : une femme, un père (Lambert Wilson) et sa fille malade. Bref, un solide pitch de film de genre. Hélas, le long-métrage peine à trouver son identité. Son esthétique parfois brille (beau générique), mais souvent sur-stylise ce qui n’a pas raison d’être. De plus, la musique omniprésente – au départ intéressante – nuit à la véracité de l’univers filmique. Tout est trop artificiel, tout est trop du cinéma.

Ainsi, Enragés fonctionne entre deux abysses, entre le bon et le mauvais et met un pied dans chacun jusqu’au générique de fin. Un numéro de funambule qui laisse un goût amer. La bonne voie mais pas le bon film ?

Enragés sort le 30 septembre 2015.

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Avis

5,5 Mitigé
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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