[Critique] En mai fais ce qu’il te plaît, le fils de l’occupant

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En mai fais ce qu’il te plaît narre l’exode de la population française au premier printemps de l’Occupation, alors que le pays réalisait avec stupeur et tremblements la puissance de frappe de l’invasion nazie. Un sujet trop peu traité dans le cinéma français – pourtant riche en productions sur le conflit – ici observé par un cinéaste passionné, qui voit enfin là l’occasion de raconter l’histoire d’une partie de sa famille.

On salue bien bas le geste et à l’instar de Joyeux Noël, on se réjouit de voir Christian Carion tenter le grand écart entre un cinéma populaire délaissé et une vibration humaniste qui évite au maximum de se montrer hautaine. Son premier tiers confine même au miracle, s’appuyant sur ses brillants interprètes et une mise en scène à la fois ample et délicate.

Sauf qu’en sciant délibérément son regard en deux histoires juxtaposées, Carion ne peut adresser le temps qui lui serait nécessaire pour donner une réelle étoffe à son long-métrage. En tournant avec pudeur son regard vers l’humanité de ceux qui durent affronter l’horreur, il délaisse la terreur profonde qui aurait fait de ce film autre chose qu’une œuvre digne sur le sujet. Un joli premier pas dans la bonne direction.

En mai fais ce qu’il te plaît sort le 04 Novembre en salles.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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