[Critique DVD] Un peu, beaucoup, aveuglément… tendrement.

0
Share Button

NDLR: Retrouvez notre test technique et des bonus en bas de l’article.

A la rédac’, on aime beaucoup Clovis Cornillac. Après avoir envouté notre rédacteur en chef lors de sa sortie en salles fructueuse, voilà qu’il revient en DVD pour nous conter fleurette pour la première fois derrière une caméra. Mais aussi devant en inventeur cloitré dans son home sweet home qui voit en l’arrivée de sa voisine pianiste le pire des désagréments.

En un plan d’ouverture sous forme de signature, on devine qu’Un peu, beaucoup, aveuglément va jouer la carte de la fantaisie gentiment barrée à la structure narrative à l’américaine. On frémit d’abord devant l’innocence un peu frelatée de l’univers, craignant une eau de rose qui quelque fois affaiblit l’originalité de l’ensemble. Sauf que son réalisateur n’a pas l’intention d’envoyer son pitch vers les cimes du jamais vu.

La sincérité de la démarche joue pour beaucoup dans la petite musique dégagée par ce premier film. Jamais complaisant, amoureux de ses personnages, Cornillac fait voguer son récit en de petites bulles parfois drôles, toujours tendres. On s’amuse d’interprètes fabuleux (Cornillac et Duquesne en tête) et d’un verbe joliment mise en bouche, fruit d’un acteur qui s’amuse avec son spectateur du caractère rêveur du cinéma. Pas mal.

Un peu, beaucoup, aveuglément est disponible en DVD.

(Visited 1 times, 1 visits today)

Avis

7.8 A voir

Pour son passage en DVD, le premier film de Clovis Cornillac se présente en un transfert très solide où les couleurs pimpantes de la réalisation ressortent sans difficulté. Alors que l’on se délecte du soin apporté à de multiples détails (dont le bleu caractéristique de Machine), le mixage en 5.1 nous fait profiter d’un excellent travail sonore où les multiples effets font écho aux personnages eux-mêmes. Un grand bravo à la présence de sous-titres pour sourds et malentendants (désormais une coutume sur les éditions françaises).

Un seul bonus mais un des plus intéressants au travers du making-of. Trente minutes durant, Cornillac explicite ses intentions d’artiste affuté et perpétue cette franchise qui fait de lui un personnage plus que respectable. On découvre aussi un tournage particulier de par son principe narratif, Mélanie Bernier ayant du composer avec une voix qui ne fut même pas celle de l’acteur ! Un très bon prolongement au film.

  • Film 7
  • Image 8
  • Son 9
  • Bonus 7
  • Votre avis (2 Vote) 6.8
Partagez

À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

Réagissez !