[Critique DVD] The Major : Russie + corruption = 4

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Corruption et Russie fonctionnent dans l’imaginaire collectif comme 2 + 2 = 4, et les cinéastes russes sont les premiers à parler de cette triste situation. En 2014, le film de Andreï Zviaguintsev, Léviathan, faisait un portrait dramatique de la condition des plus pauvres dans un système corrompu. On vous prévient d’emblée : ce n’est pas The Major qui va remettre en question votre perception du pays de Vladimir Poutine…

Tout commence par un accident : le capitaine de police Sergey Sobolev écrase et tue un enfant sur la route alors qu’il se rendait à l’hôpital voir sa femme qui a accouché. Son premier réflexe est de camoufler le crime avec l’aide de ses collègues, mais petit à petit les remords vont le tourmenter jusqu’à le pousser à une « extrémité » : être honnête (!).

Le metteur en scène, Yuriy Bykov, aussi compositeur, monteur et scénariste – rien que cela – porte le film sur ses épaules. À l’image de l’efficacité de son créateur multifonction, l’œuvre ne perd pas son temps dans les intrigues secondaires inutiles et accorde un répit au spectateur qu’au générique de fin. Du polar sombre et pessimiste comme on les aime. À ne pas manquer !

The Major sort en DVD le 18 août 2015.

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Avis

7.3 Bon thriller

Pas grand chose à dire sur cette édition DVD à part la qualité tout à fait satisfaisante de l'image et du son (5.1) avec des sous-titres pour les malentendants. Hélas du point de vue bonus, on nous réserve une simple bande annonce du film, donc rien de croustillant à se mettre sous la dent.

Pour autant, il ne faut pas oublier qu'on ne regarde pas la dernière édition collector DVD de The Hobbit, mais bien un petit film russe aux moyens limités. On pardonne facilement ce manque de contenu et on recommande chaudement The Major (malgré l'ambiance glaciale du film au sens propre et figuré).

  • Film 8
  • Image 8
  • Son 8
  • Bonus 5
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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