[Critique DVD] Marty, le néoréalisme s’invite à Hollywood

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Marty a eu l’opportunité de gagner deux des plus grandes cérémonies du cinéma : Cannes avec la Palme d’Or et les Oscars de 1956 avec quatre statuettes majeures. Pour autant, c’est un film étonnamment modeste à la croisée des chemins entre l’univers studio et le néoréalisme italien.

Ernest Borgnine et Betsy Blair incarnent deux célibataires endurcis, ce qui les rend terriblement malheureux dans une société qui désavoue les personnes seules. Les deux acteurs sont absolument prodigieux et tirent vers le haut le long-métrage de Delbert Mann. Ils apportent la vitalité et la douceur nécessaires aux personnages. Sans eux – sans cette alchimie à l’écran – Marty aurait très bien pu être une œuvre intéressante, mais un peu bancale.

On note tout de même la qualité de l’écriture, ainsi que le réalisme moderne qui fait son apparition à certains moments et qui change des codes traditionnels et rigides du cinéma hollywoodien. C’est une prise de risque par rapport à l’époque, ce qui va certainement expliquer son succès étonnant aussi bien auprès de la critique que du public.

Marty sort en DVD/Blu-ray le 4 mai 2016.

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Avis

8.0 Beau film

Wild Side continue de nous régaler avec de belles éditions DVD/Blu-ray.

Un petit livret accompagne le film, très pertinent pour en apprendre plus sur l'envers du décor. Mais c'est surtout le bonus vidéo, un entretien avec le très grand directeur de la photographie de la Nouvelle Vague, Pierre-William Glenn, où on apprend de multiples informations sur le mélange entre l'inspiration néoréaliste et l'univers hollywoodien. Rien de mieux qu'un tel spécialiste pour décortiquer la lumière de Marty ! À voir absolument !

  • Film 8,5
  • Image 8
  • Son 8
  • Bonus 8
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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