[Critique DVD] Le Cavalier noir : la jeune femme, le vieux prêtre et le truand gay

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En 1961, Le Cavalier noir (The Singer not the Song en anglais) est un western qui débarque de nulle part. On en sort surpris, ce qui dans un genre codifié jusqu’à ses plus petits détails est une rareté.

Le réalisateur Roy Ward Baker préfère la psychologie aux tirs de winchester. Le Cavalier noir met en scène un méchant parfaitement unique, incarné par Dirk Bogarde pantalon en cuir et fouet à la main. L’acteur irradie l’écran de son charisme ténébreux. Le personnage, ouvertement gay et amoureux d’un prêtre, a de quoi surprendre et fait de ce film un ovni.

Pour autant, le long-métrage possède de nombreux défauts : un rythme étrange, des personnages plus ou moins crédibles, un metteur en scène hésitant… Mais ces imperfections participent au charme de l’œuvre qui est d’autant plus inclassable, d’autant plus insaisissable. Comme quoi, un grand film n’a pas besoin d’être parfait pour être ce qu’il est. Un régal pour le cinéphile de passage !

Le Cavalier noir sort le 2 février 2015.

[Critique DVD] Le Cavalier noir : la jeune femme, le vieux prêtre et le truand gay

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Avis

8.3 Atypique !

Pour profiter pleinement de ce film étonnant, il faut regarder les deux entretiens en bonus. D'abord celui avec Jean-François Giré (22 min), auteur de Il était une fois... le western européen. Il nous éclaire sur les problèmes rencontrés avant et pendant le tournage (Charlton Heston qui abandonne le projet à cause de l’ambiguïté sexuelle qui le dérange). Ensuite une autre interview avec Mylène Demongeot, l'actrice française et héroïne du film qui nous parle elle de son expérience sur le tournage (20 min).

À part un léger problème d'écran noir d'une dizaine de secondes pendant l'entretien avec Jean-François Giré, le DVD est de très bonne qualité !

  • Film 8
  • Image 9
  • Son 9
  • Bonus 7
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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