[Critique DVD] L’Ange ivre, premier film personnel de Kurosawa

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Akira Kurosawa… La plupart des grands noms du cinéma ont été influencé par son œuvre colossale : Spielberg, Coppola, Lucas, Kubrick, Scorsese et tant d’autres. Bien entendu, à la lecture de son nom, on pense au Sept Samouraïs ou encore à Barberousse, mais il ne faut pas oublier qu’avant de devenir ce qu’il est, Kurosawa a forgé son style avec des films tels l’Ange ivre en 1948.

Lorsqu’il s’attaque à la réalisation de ce dernier, Kurosawa a déjà une expérience non négligeable avec sept œuvres à son actif. Sauf que pendant la Seconde Guerre mondiale, la liberté artistique était mise à mal par la censure militaire. De ce fait, l’Ange ivre s’apparente au début de Kurosawa – lui-même le considère comme son premier film personnel – avec les pleins pouvoirs sur son sujet.

On retrouve les grandes thématiques et esthétiques qui vont perdurer dans son cinéma : la société des bas-fonds, la représentation de la violence et des confrontations, les contrepoints sonores, etc. L’Ange ivre possède sa dose d’erreurs de jeunesse, mais c’est également le première collaboration entre Akira Kurosawa et Toshirô Mifune, il est donc tout simplement immanquable !

L’Ange ivre sort le 3 mars 2016 en DVD/Blu-ray chez Wild Side.

Takashi Shimura

Takashi Shimura

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Avis

7.8 À découvrir !

Les premiers films du cinéaste japonais prennent un coup de jeune. On salue la qualité des bonus proposés : l'extrait d'un documentaire sur Kurosawa (Akira Kurosawa contre Toshirô Mufine), où d'anciens collaborateurs parlent du cinéaste et de ses films, ainsi qu'un entretien avec Jean Douchet. Comme d'habitude avec ce cinéphile hors-du commun, il faut regarder absolument !

Du point de vue technique, on a rien à reprocher. Une raison de plus pour conseiller vivement cette édition DVD par Wild Side.

  • Film 7,5
  • Image 8
  • Son 8
  • Bonus 8
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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