[Critique DVD] If You Love Me, fantasmer l’amour

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NDLR: Retrouvez le test technique et celui des bonus en bas de l’article.

Imaginez-donc qu’en lieu et place du Love Actually annuel, vous soumettiez à votre cœur romantique une version plus corrosive, locale et surtout lucide. Vous conservez la structure en chorale éclatée et acceptez que vous ne parviendrez pas à exploiter comme il se doit vos histoires. Pour pimenter, vous remplacez les guirlandes de Noël pour un échantillon un peu rigide et aléatoire de fantasmes déviants.

L’idée d’If You Love Me est ainsi d’entretenir la tradition du film romantique en la mâtinant d’une couche crue et irrévérencieuse. Cinq fantasmes singuliers cachent cinq situations de couples que Josh Lawson, metteur en scène, traite avec une surprenante tendresse. Car derrière ce catalogue promo assurant le summum de l’impertinence se cache en fait une franche envie d’aimer.

Preuve en est, Lawson joue avec les contraintes d’une chronique en temps réduit pour mieux donner une couleur singulière à chaque trauma de couple. Si on rit beaucoup, on est finalement rattrapé par la détresse camouflée sous les apparences. On repense à cette histoire absente de la promotion où un homme câline sa méchante femme pendant son sommeil. Là, If You Love Me tire vers des eaux sombres et nous touche aussi.

If You Love Me est disponible en Blu-Ray, DVD & VOD

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Avis

7.0 A voir

Production australienne au sujet coquin, If You Love Me se voit logiquement bénéficié d’un supplément sur sa piste sonore française. En lieu et place du 5.1 de la version originale, vous pourrez profiter d’une piste DTS pour un long-métrage qui n’en a pas vraiment besoin. Une fois de plus, on ne peut que vous inviter à savourer la version d’origine avec ses accents si singuliers.

Sur le plan de l’image, rien de bien surprenant pour une édition DVD aussi récente sur un film aussi moderne. le long-métrage est traversé par des décors du quotidien baignés dans une lumière blanche et naturelle. Le transfert se montre tout à fait solide, capable de retranscrire les nombreux flous de l’arrière-plan ou les gros plans sans difficulté. Du bon boulot.

Outre la bande-annonce, le DVD propose un making-of de 22 minutes où l’enthousiasme de l’équipe fait plaisir à voir mais en reste à des propos de surface, congratulant ou résumant le script. A bien y regarder, il aurait été difficile de prolonger réellement la vision d’un film qui se suffit à lui-même.

  • Film 8
  • Image 8
  • Son 7
  • Bonus 5
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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