[Critique DVD] Un + Une, Gars + Fille

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NDLR : Retrouvez notre test technique et celui des bonus en bas de page.

On aura parlé avec Un + Une de renaissance pour Claude Lelouch. Pourtant, cet amoureux boulimique du cinéma n’a jamais arrêté de tourner et d’évoquer de sa caméra portée son thème de prédilection : l’amour. Qu’est-ce qui rend son nouveau long-métrage si spécial alors ? Sans doute l’énergie qu’il tire de son inattendu duo, Elsa Zylberstein et Jean Dujardin, initiateurs premiers du projet.

Le talent du cinéaste réside dans sa gestion entre une libre allégresse et une charge plus mélodramatique. L’histoire est on ne peut plus simple : la femme d’un diplomate et un compositeur malade partent sur la route de l’Inde à la rencontre d’une éminente figure spirituelle. Leur objectif est flou mais leur attirance réelle, alors que le décor oriental inspire au cinéaste ses plus beaux cadres depuis belle lurette.

Lelouch persiste à balader son objectif au gré des discussions plus ou moins creuses de son couple en formation. C’est au fil de ces échanges qu’une dynamique envoûtante prend vie et que l’accident, toujours perceptible, s’invente comme par magie. Le cinéaste a beau faiblir dans un final étiré en longueur, il construit une de ses œuvres les plus équilibrées et une rencontre qui laisse songeur.

Un + Une est disponible en Blu-Ray et en DVD. Un jeu-concours est organisé en ce moment même sur notre site.

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Avis

8.1 A (re)découvrir

Testé sur sa galette DVD, Un+ Une apparait sous un bel écrin, opéré par Metropolitan. L’image, pétillante et nette, rend honneur au travail de l’équipe technique. Le son n’est pas en reste et vous fera autant aimer les dialogues que les bruits de l’Inde.

Contrairement à de nombreux autres titres, Metropolitan n’a pas traité Un + Une comme une vulgaire sortie technique. Les bonus sont nombreux et généreux en informations. Un « making-of » fait office de plongée dans les coulisses, filmé à la Lelouch, c’est à dire improvisé et plus proche de l’humain que de la qualité technique.

Trompeur car le véritable making-of se prénomme « Un réalisateur + Quatre acteurs ». Il dure 39 minutes et est généreux en informations, autant qu’il prouve combien lorsque l’envie d’un projet est là, la langue de bois tombe. Parfait pour tout apprendre.

Le module « Scene en + » est trompeur également, puisqu’il s’agit davantage d’improvisations tournant au bêtisier que de véritables moments inédits. Sympathique, tout comme ces « Dans les bras d’Amma » où toute l’équipe plonge tout sourire dans le douceur spirituelle de cette légendaire figure indienne. Enfin, les bandes-annonces d’usage.

  • Film 7.5
  • Image 9
  • Son 8
  • Bonus 8
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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