[Critique DVD] Ni Le Ciel Ni La Terre, entre guerre et mystère

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NDLR : Retrouvez en-dessous de la vidéo notre test de l’image, du son et des bonus !

En s’intéressant à l’embourbement de militaires dans le désert d’Afghanistan, Clément Cogitore prend avec son premier film un risque. Ouvert d’esprit, le jeune auteur ajoute une corde à son arc en instillant un élément fantastique : que se passerait-il si les soldats disparaissaient mystérieusement les uns après les autres ? Au vu du résultat, on peut se réjouir de voir encore naître des long-métrages risqués comme Ni Le Ciel Ni La Terre.

Le scénario a l’intelligence de traiter les genres au cœur du projet (guerre et fantastique) avec une délicate retenue. Le cadre que plante Cogitore dès les premières secondes du film est ancré dans un réel angoissant. Celui-ci tient à la fois de la dangerosité des lieux et d’un soupçon de surnaturel grandissant mais jamais envahissant. On est retenu par un fil tendu, rendu encore plus palpable par les comédiens.

En soutien à la fois robuste et fragile se tient la mise en scène. Clément Cogitore a été à la fois plasticien et documentariste. Son expérience lui permet de créer un état de réalité, d’agrémenter les personnages d’une épaisseur palpable et de nous offrir un sens du cadre apportant un souffle à l’ensemble. Dans les coins déserts de ce sanctuaire naissant naît une vibration émouvante. Un premier film en forme de belle promesse.

Ni Le Ciel Ni La Terre est disponible en DVD et en VOD. Notre rédactrice Marion Chapotout avait déjà donné son avis à la sortie cinéma.

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Avis

7.8 À (re)découvrir

On est immédiatement impressionné par la puissance de ce transfert DVD, qui ne tombe dans aucun des écueils auquel il aurait dû succomber. Le soleil afghan écrasant resplendit de toutes parts à l’écran, sans aucune encombre. Même les lunettes nocturnes et ses visions granuleuses nous apparaissent sans aucun artéfact. Du beau travail.

Sur la partie sonore en revanche, on est plus circonspect devant la faiblesse du mixage sonore. Il faut tourner le volume pour bien entendre les quelques coups de feu disséminés ça et là. Mais le plus problématique vient des dialogues, régulièrement difficiles à percevoir clairement. Pour le coup, on aurait tendance à accuser le mixage d’origine ou l’articulation de certains comédiens.

Qu’on se rassure néamoins, les bonus sont nombreux et généreux. Un entretien avec le réalisateur revient en 25 minutes sur les éléments importants du film. Pas avare en bons mots, le cinéaste donne pas de mal pistes philosophiques et interprétatives pour son projet. Une scène coupée inutile ensuite, on tombe sur un court-métrage de Clément Cogitore intitulé « Parmi Nous », qui traite de la question migratoire. Pertinent en notre époque.

  • Film 8
  • Image 9
  • Son 6
  • Bonus 8
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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