[Critique DVD] Chien enragé, la société des bas-fonds

0
Share Button

Au Japon, dans les années qui suivent la fin de la Seconde Guerre mondiale, le poids de la défaite, la misère économique, l’horreur de la guerre… Tout cela pèse dans les esprits. Alors certains choisissent le chemin de la criminalité et d’autres de la loi. C’est le sujet de Chien enragé, neuvième film d’Akira Kurosawa.

Une jeune recrue de la police – Toshirô Mifune casse ici son image de yakuza qui lui colle à la peau depuis l’Ange ivre – se fait subtiliser son arme de service dans un bus et fait tout pour la retrouver. On entre avec le personnage dans les bas-fonds de la société japonaise de 1949. Pour mettre en avant la société japonaise de l’époque, le cinéaste a une approche documentaire très pertinente (l’utilisation d’images du marché noir ou encore d’un véritable match de baseball). Ainsi, 67 ans après la sortie du film, Chien enragé demeure un magnifique témoignage d’un temps révolu qui a été immortalisé par le cinéma.

De ce fait, Kurosawa expérimente d’autant plus dans sa narration et sa mise en scène (flash-back d’introduction sans effet pour briser la continuité, ce qui est très rare à l’époque). Avec ce long-métrage, le cinéaste confirme son incroyable génie en attendant de bouleverser le monde du cinéma quelques années plus tard grâce à Rashômon.

Chien enragé sort le 3 mars 2016 en DVD/Blu-ray chez Wild Side.

Toshirô Mifune et Keiko Awaji

Toshirô Mifune et Keiko Awaji

(Visited 8 times, 1 visits today)

Avis

8.0 Superbe !

Comme sur chaque DVD de la collection « les années Toho », on a le droit à un petit documentaire sur le film en question (35 min) et à un entretien avec Jean Douchet (12 min), critique de cinéma et cinéphile intrépide. Ces deux bonus réservent leur lot d'anecdotes et d'analyses sur le cinéma de Kurosawa.

Une bien belle collection pour un des plus grands maîtres du cinéma mondial !

  • Film 8
  • Image 8
  • Son 8
  • Bonus 8
  • Votre avis (0 Vote) 0
Partagez

À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

Réagissez !