[Critique DVD] Automata, science-fiction mécanique

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NDLR: Retrouvez le test technique et le test des bonus en bas de l’article.

Gabe Ibanez, réalisateur d’Automata, se revendique du film noir pour justifier la langueur de son enquête. On a bien envie de croire ce jeune réalisateur espagnol durant une première partie mystérieuse, où dans un futur alternatif une Terre dévastée se reconstruit en s’aidant de robots à la lourde mécanique. Le jour où l’un d’eux brise les interdits et parvient à se réparer seul, Jack Vaucan enquête afin de conduire le pourquoi du comment.

Débute alors une longue mise en place des éléments qui dans un premier temps fait mouche pour deux raisons. La première, c’est le flair visuel d’Ibanez, capable de dynamiter son économie en amenant de la crédibilité au sein de son univers. La deuxième, c’est la promesse entretenue de trébucher sur un dénouement épatant à même de donner du sens à toutes ces interrogations.

La chute n’en sera alors que plus rude. Car qu’on ne s’y trompe pas, Automata, sous ses dehors de fable science-fictionnelle étudiée au millimètre, n’a strictement rien à dire de neuf sur les questions qu’il avance. Pire, l’illogisme creux fait son apparition lors d’une interminable traversée du désert et donne naissance à un comique involontaire parasitant un dénouement ridicule. Promesse dite, non tenue.

Automata est disponible en Blu-Ray, DVD & VOD.

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Avis

5.5 Désert cinématographique

Automata fait reposer sa supercherie sur son sens du visuel, il lui fallait donc avoir une édition à la hauteur. C’est chose faite avec ce transfert pêchu, tout à fait digne du support et dans le haut du panier des DTV. Son cousin du son suit de même avec une piste en cinq canaux ample et puissante dans ses effets sonores. On ne saurait que trop vous conseiller de visionner la VO, plus harmonieuse et traversée de l’accent très spanish du sieur Banderas.

On ne pourra guère se féliciter de la même manière sur le plan des bonus, réduit à des bandes-annonces de l’éditeur et une featurette « plus convenue tu meurs ». On devrait s’étonner de cette situation si l’on se réfère au genre riche en questionnements du film, mais le résultat parle pour lui-même sur le plan du vide thématique.

  • Film 4
  • Image 9
  • Son 8
  • Bonus 1
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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