[Critique] Dodge And Burn des Dead Weather : affreux, sales et méchants.

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Le supergroupe mené par Jack White revient avec un troisième album et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne font pas dans la dentelle. Plutôt dans les collants troués imbibés de gnôle et les cheveux gras. Avec Dodge And Burn, The Dead Weather compose la bande-son d’un western horrifique, à la croisée de Sergio Leone et de Georges Romero.

C’est peu ou prou la même formule (gagnante) depuis Horehound (2009) et Sea Of Cowards (2010) : des riffs heavy blues cinglants, une base rythmique musclée et le chant enragé de Miss Mosshart, tout droit sorti du Carrie de De Palma, le cuir remplaçant la robe virginale de Spacek. Dodge And Burn se révèle pourtant plus ambitieux et plus sombre que ses prédécesseurs. Moins bruts de décoffrage mais tout aussi décoiffants, les morceaux ont été affinés au millimètre prêt : ça suinte mais juste ce qu’il faut.

2-3 morceaux dispensables (le surprenant Impossible Winner) et une production bien léchée font de ce Dodge And Burn un pétage de plomb maîtrisé.

Néanmoins, The Dead Weather n’est pas prêt à mettre de l’eau dans son whisky et ce, pour le grand plaisir de nos esgourdes. CHEERS  !

Dodge And Burn des Dead Weather, sorti le 25 septembre 2015.

 

 

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7,5 A point
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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