[Critique] Desierto : dans le désert, personne ne vous entendra crier

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Quand on est le fils d’Alfonso Cuarón, cinéaste acclamé des Fils de l’homme, on est attendu au tournant lorsqu’on se lance dans son premier long-métrage. Avec Desierto, film de survie au beau milieu du désert, Jonás Cuarón reste dans la pure lignée de Gravity – dont il est également le scénariste -, mais sur la terre ferme cette fois.

Sans concession, violent et captivant, ce film avec l’excellent Gael García Bernal nous scotche à notre siège dès les premiers instants. C’est l’histoire d’une bande d’immigrants clandestins mexicains qui tentent de rejoindre les États-Unis et qui font la malheureuse rencontre d’un psychopathe américain, armé d’un fusil et accompagné d’un chien de chasse… Bref, certainement un fidèle électeur de Donald Trump.

À cause des clichés de ce type de cinéma de genre, il manque un peu de finesse au récit, ce qui l’empêche de développer véritablement une thématique sociale plus en profondeur. Ceux qui n’ont pas aimé Gravity auront sans doute les mêmes reproches pour Desierto : c’est un film extrêmement divertissant et peu novateur du point de vue scénaristique. Une première œuvre avec ses défauts, mais qui laisse présager le meilleur pour la suite.

Desierto sort le 13 avril 2016.

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Avis

7,5 Captivant
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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