[Critique] La Dame de Shanghai : Orson Welles divorce à l’écran ?

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Samedi 11 juillet fut une journée thématique pour le So Film Summercamp. Vincent Maraval fut présent pour traiter d’une question centrale dans l’industrie du cinéma, au vu de la multiplicité de blockbusters quasi similaires : « Pourquoi faut-il prendre des risques ? ». Orson Welles aurait répondu : « Le plus grand danger pour un artiste est de se retrouver dans une position confortable : c’est son devoir de se trouver au point d’inconfort maximum, de chercher ce point ». La projection de La Dame de Shanghai (1947) de Welles dans la soirée, film méprisé à sa sortie du fait de sa rupture avec les codes hollywoodiens, était donc tout à fait bien pensé.

Ce film a été détesté malgré des qualités évidentes. Formellement, Orson Welles a toujours été « révolutionnaire ». Peut-être un peu moins ici, mais là encore la scène du miroir fut un coup de maître. Le scénario reste lui flou et complexe, à l’image de la vie conjugale des deux acteurs principaux Welles et Rita Hayworth, rendant plus difficile d’apprécier les aspects formels. Cette oeuvre reste malgré tout un très bon film noir.

Ce projet fut donc un « divorce » à double sens : entre Orson Welles et Rita « Gilda » Hayworth et entre Welles, son public et les studios.

Article écrit par Quentin Moyon.

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