[Critique] La couleur de la victoire, Jesse Owens contre le monde

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Dans les années 30, il était ni facile d’être un homme noir aux États-Unis, ni d’être un juif en Allemagne. Dans ce monde raciste et xénophobe – ce qui a beaucoup changé, n’est-ce pas ? – l’athlète américain Jesse Owens a transpercé ces haines par la force de l’esprit olympique. La couleur de la victoire en est le récit.

Le biopic est très académique dans sa construction. Des débuts jusqu’à la consécration du champion, la narration se garde bien de tenter quoique ce soit de novatrice. L’important pour le réalisateur Stephen Hopkins, c’est de mettre en avant l’incroyable performance de ce coureur au milieu d’un monde de fous. D’ailleurs le titre anglais (Race) souligne parfaitement le parallèle.

Tout comme le film, les acteurs – Stephan James (Owens) en tête – livrent une prestation particulièrement juste. On prend également plaisir à découvrir de fascinants personnages de l’époque comme la réalisatrice Leni Riefenstahl (Carice Van Houten), immense cinéaste au service de la propagande Nazi. Du beau biopic : propre, classique et bien.

La couleur de la victoire sort le 27 juillet 2016.

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Avis

7,5 Du bon académisme
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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