[Critique] Citizen of Glass : Agnes Obel, fragile et envoûtante

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Entre pop et musique classique, Agnes Obel s’est taillée une place à part dans le paysage musical contemporain. Depuis Philarmonics (2010) et Aventine (2013), la belle danoise a fait du chemin et propose un troisième album, Citizen Of Glass, dans lequel elle pousse un peu plus loin sa quête esthétique, quelque part entre Erik Satie et Kate Bush.

Big Brother is watching you. Une esthétique qui fait directement écho à l’actualité puisque l’artiste s’interroge sur la perte d’intimité, la question de la surveillance liée à internet. Ce questionnement se traduit par un Citizen Of Glass (littéralement « citoyen de verre ») aux mélodies fragiles où les claviers s’entrecroisent, soutenus par les cordes vibrantes des violoncelles. En tout, dix morceaux envoûtants pour libérer l’Homme, piégé de sa prison de verre.

Hypnotique. Si on retrouve l’ambiance cinématographique de l’artiste dès le premier titre  (l’envoûtant Stretch Your Eyes), Obel laisse plus de place aux expérimentations sonores. La ballade poétique et rythmée de Familiar manipule, divise, fragmente avec maîtrise la voix claire de la danoise sous la forme d’un dialogue avec elle-même. Tous les claviers, tant synthétiques qu’organiques, sont sollicités et s’aventurent vers un terrain moins orchestral que les précédents essais de l’artiste, mais tout aussi hypnotique.

Citizen Of Glass d’Agnes Obel, sorti le 21 octobre 2016

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Avis

7.0 Envoûtant
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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