[Critique] Catch Me Daddy (but not me)

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Dès les premières minutes, Daniel Wolfe investit son premier long-métrage d’un mystère silencieux. Si l’on comprend aisément qui sont la proie et les prédateurs de ce Catch Me Daddy, on ne peut que supposer leurs motivations profondes le long d’une véritable apocalypse sociale. Envoûté par son atmosphère ténébreuse, on patiente l’œil intrigué face aux expressions monolithiques des personnages.

Sauf qu’en dehors d’une traque d’un classicisme éprouvé, le récit n’a aucune ligne de fuite vers laquelle amener son couple central. Etalant sa science creuse du détail grossi jusqu’à la nausée, Wolfe rejoue la petite musique de l’échec sociétal au sein d’un film de genre terriblement convenu. D’où une sensation de désintérêt à l’égard de l’intrigue et de ses protagonistes en fuite.

Après avoir joué dans une pénombre floutée à un jeu du chat et de la souris perclus de temps morts, le récit fait brusquement volte-face et amorce un dernier quart des plus éprouvants. A la fois hésitantes et hypertrophiées, les relations entre les personnages débouchent sur un final d’une gratuité qui fait peine à voir dont one se demande si il ne manque pas quelque chose.

Catch Me Daddy sort le 07 Octobre 2015 en salles.

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3 A éviter
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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