[Critique Blu-ray] Jeanne d’Arc, par la méthode hollywoodienne

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Dernier film de Victor Fleming, le réalisateur d’Autant en emporte le vent et du Magicien d’Oz – rien que cela –, Jeanne d’Arc est une fresque historique maladroite sur un personnage complexe de notre douce Histoire de France.

Il n’est pas nécessaire d’expliquer les grandes lignes du récit à un public français, Jeanne d’Arc suit une narration très classique (de Jeanne paysanne à Jeanne sur le bûcher). Ce qui nuit principalement au film, c’est l’univers hollywoodien. Entre les brushings impeccables et les décors factices, on est très loin de ce que représente Jeanne d’Arc : la pureté. Ainsi, le long-métrage se révèle trop artificiel dans ses mécaniques pour correspondre à la représentation de son personnage.

Néanmoins, lorsqu’on arrive au procès de Jeanne par les Anglais, le vrai intérêt de l’œuvre se dévoile sous nos yeux. À ce moment, la lutte du personnage est transcendée par le jeu d’Ingrid Bergman et permet au film de prendre son envol un peu tardivement, mais fort heureusement. À réserver pour les amoureux de la fresque historique façon Hollywood de l’âge d’or.

Jeanne d’Arc sort en DVD/Blu-ray le 2 février 2016.

[Critique Blu-ray] Jeanne d'Arc, par la méthode hollywoodienne

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Avis

7.5 À découvrir !

Dans les suppléments, on a accès à la précédente version du film, tronquée de 44 minutes par rapport à la nouvelle version de 2h20.

Ensuite, on conseille vivement l'entretien avec Marine Baron, écrivaine de Ingrid Bergman, le feu sous la glace. Elle explique la passion de l'actrice pour le personnage de Jeanne d'Arc, mais aussi les similitudes entre la vie de la star suédoise et celle de la pucelle d'Orléans.

Enfin, le court extrait du documentaire Je suis Ingrid de Stig Björkman et l'entrevue avec Isabella Rossellini, fille de Bergman et de Rossellini, permettent de découvrir quelques autres détails croustillants.

  • Film 6
  • Image 8
  • Son 8
  • Bonus 8
  • Votre avis (1 Vote) 9.2
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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