[Critique Blu-Ray] The Walk, le dernier vertige à New York

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NDLR : Retrouvez notre test technique et des bonus sous la vidéo.

Robert Zemeckis paraissait le plus approprié pour transposer sur grand écran l’exploit de Philippe Petit, funambule ayant dans les années 70 marcher entre les deux anciennes tours jumelles. Toujours désireux de défier les lois de l’espace et du temps, Bob fait appel à Joseph-Gordon-Levitt pour divertir une audience au courant du dénouement final. Bonne pioche, si l’on en croit la propension du film à ne jamais nous ennuyer.

L’acteur use de son charme souriant pour narrer en une voix-off surannée le déroulé de la vie de son personnage. Le portrait est enjoué, limite naïf, dans la droite lignée des autres films de son réalisateur. Ce dernier épaule son comédien en lui taillant une mise en scène sur mesure, pleine de tours de passe-passe colorés et imaginatifs. Lorsqu’il change de registre, il y fonce tête baissée, avec la folle innocence d’un enfant inconscient.

Ce goût du rythme pétillant et cet émerveillement sans cynisme constituent les plus belles qualités du film. Lors d’un final trépidant, le cinéaste épouse le regard fasciné de Petit et fait des bonds technologiques mémorables. Pourtant, cette candeur est aussi ce qui limite The Walk à un divertissement honnête mais sans aspérités. Son mauvais goût parfois apparent n’en font pas un grand Zemeckis, juste un bon. Ce qui est déjà pas mal.

The Walk est disponible en Blu-Ray 3D, Blu-Ray, DVD et VOD. Retrouvez pourquoi les carottes ont été cuites à la sortie du cinéma en cliquant.

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Avis

7.4 Pas mal

Sortez les cailloux du cinéphile aiguisé, nous n’avons pas profité du Blu-Ray dans sa version 3D mais dans son plus simple appareil, en deux dimensions. L’expérience est donc amoindrie tant le cinéaste a pensé sa mise en scène et ses effets de surgissement dans un espace en profondeur. Pourtant, le soin apporté au portage sur galette bleue permet de ressentir ça et là le vertige d’un vide glouton, accaparant les vertigineuses sensations du spectateur. On vous le conseille donc, accompagné d’une piste VO énergique en diable et authentique dans son franglais de mauvais goût.

Passez sur les scènes supplémentaires (5’), aussi utile qu’une bande-annonce de comédie franchouillarde. Les modules de making-of sont au nombre de trois et possèdent tous cette esthétique promotionnelle typique de chez Sony Pictures. Celui réservé au casting perpétue la déprimante tendance à proposer des bonus qui résument le film et ses enjeux. Stupide, surtout quand on vient APRÈS avoir vu le film.

Les deux autres modules sont étonnamment intéressants, à défaut d’être complets. L’un montre la préparation de Joseph Gordon-Levitt et n’est pas avare en images d’entrainement physique. Le dernier se penche sur la prouesse technique et laisse transparaitre ça et là l’hallucinant travail de compositing opéré sur cette production techniquement mésestimé. Dommage que personne n’évoque le visage transposé sur doublure de JGL, trucage bluffant par son invisibilité.

  • Film 6.5
  • Image 9
  • Son 9
  • Bonus 5
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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