[Critique Blu-Ray] The Exterminator, délirante violence

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NDLR : Retrouvez le test technique et celui des bonus en-dessous de la vidéo.

Un rescapé du Vietnam voit son meilleur ami se faire agresser par des loubards. Alors il part en croisade contre la vermine de la ville. Vous savez, Manhattan ? Cette cité où règne le souffle du danger mêlé à une flicaille aux fraises. James Glickenhaus l’utilise pour brasser un sacré mélange avec The Exterminator. Ici, le puissant véreux risque de finir en étalage chez le boucher pédophile du coin. Un nanar fascinant en somme, que Carlotta réédite pour les plus déviants d’entre nous.

« Vous avez la merde qui vous pend aux lèvres ». La fascination qui se dégage de The Exterminator peut s’expliquer par sa temporalité filante. Bâclant un moment ses enjeux, puis soudainement long à en mourir, le film est d’une inconsistance rythmique telle qu’on jurerait y voir là un geste artistique inconscient. Il faudra bien un degré de folie pour prendre plaisir à un récit aussi incompréhensible, cousu pour rend fou son spectateur.

Nostalgie crapuleuse. Les poncifs sont assénés par une brochette de tronches férocement médiocre, que la VF érige en merveilleux idiots. Elle fait tout le sel de cette production que l’on regarde aujourd’hui comme au temps du vidéo-club : pour sa bête inconscience.

The Exterminator sort aujourd’hui en Blu-Ray et DVD. 

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Avis

6.7 Plaisir coupable

Carlotta édite la Midnight Collection, reprise en Haute Définition de bisseries des années 80. The Exterminator signe le premier d'une série de quatre en juillet.

Votre appréciation de l'image dépendra de votre rapport au film. En l'état, le transfert est perclue de défauts : scratchs sur l'image, blancs sautés surgissants, images flous ... En même temps, la Haute Définition permet au film de retrouver des couleurs formidablement pêchues et une définition dans les gros plans qui est irréprochable. Avec ça, les défauts contirbuent au plaisir pris de savourer un film vieux de plus de 30 ans et conçu pour un système d'exploitation au rabais.

Le son est irréprochable en VO. En VF, c'est un peu la même constatation qu'à l'image : des défauts qui rendent l'expérience très charmante. Et la singularité du doublage, parfois très aux fraises, rend le tout plutôt hilarant.

En revanche, l'absence de bonus (si ce n'est une bande-annonce) est un peu regrettable. Vu le nombre de spécialistes qui existent aujourd'hui sur cet univers de la série B / Z, on aurait approfondir notre vision du film.

  • Film 6
  • Image 7
  • Son 7
  • Votre avis (1 Vote) 6.7
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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