[Critique Blu-Ray] Streets of Fire, joyau 80’s

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NDLR: Retrouvez le test technique et celui des bonus en bas de l’article.

Enfant de la génération 90, l’auteur de ces lignes a eu la joie de découvrir, à l’occasion de sa réédition vidéo, une pierre angulaire de la décennie 80. Celle-ci était soigneusement recouverte de cette couche de l’oubli qui rend certaines œuvres précieuses avec la sagesse de l’âge. Joyeux, débridé, couillu et coloré, Streets of Fire synthétise comme aucun autre un certain esprit de la pop-culture.

Dans un futur entre l’urbanisme 50’s et l’hystérie lumineuse des 80’s, une reine du rock’n’roll doit être sauvée d’un vilain biker par le king des macho men, le bien nommé Tom Cody. Le récit assume sans complexe la construction archétypale de son aventure et multiplie les punchlines légendaires et les droites sauvages. En pleine liberté créative, Walter Hill donne les codes du blockbuster potache avec trente ans d’avance.

Sa science du cadre et son envie de magnifier l’image élève Streets of Fire au-delà de son aspect le plus bis. Vétéran magnifique, le réalisateur soumet discrètement l’une des féminités les plus trempées de cette époque en la personne d’Amy Madigan. Sa force s’impose sans discours, à l’image d’un long-métrage qui exulte généreusement de sa volonté de divertir son audience. Une merveille.

Streets of Fire ressort en Blu-Ray & DVD.

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Avis

8.5 Joyau

Streets of Fire fait partie d’une vague de ressorties orchestrée par Wild Side et concentrée autour de l’esthétique « années 80 ». Déjà disponible dans une édition peu recommandable sous son titre français (Les Rues de Feu), le film retrouve une seconde jeunesse sous le transfert pulpeux concocté par l’éditeur. On sent bien que le transfert n’a pas été nettoyé de toutes ses scories originelles, oscillant entre une granulosité monstre et des images nettes de toute imperfection. Pourtant, les couleurs au centre de l’imagerie du film brillent de mille feux et on ne peut qu’admirer béatement les reflets des néons sur le bitume mouillé. On imagine bien, étant donné le statut discrètement culte du film, qu’il s’agit là d’une édition définitive dont vous auriez tort de vous passer.

Côté son, c’est en revanche la plus heureuse des redécouvertes. Au cœur du film, les musiques ravissent les oreilles le long d’une piste originale DTS-HD Master Audio 2.0. En dépit de ses deux seuls canaux, celle-ci assure un spectacle tonitruant que ni les effets sonores (chaleureux) ni les dialogues (délectables) ne viendront contredire. Nous n’avons pas testé, par choix, la piste sonore française. La voix grave de Michael Paré et les coups d’éclats verbaux requérant une écoute dans son mixage original.

Un documentaire intitulé « Retour de Flamme » fait une heure vingt durant le tour d’une production riche en anecdotes. Marqué par l’absence de Willem Dafoe et Diane Lane, le bonus n’en reste pas moins parmi les plus passionnants vus depuis belle lurette, particulièrement parce qu’il s’avère dénué de toute langue de bois. On découvre l’ampleur de la production et l’envie de chaque participant de livrer le divertissement le plus complet qui soit. Touchant au regard de sa carrière, le témoignage empli d’émotions de Michael Paré laisse à penser que celui-ci regarde avec nostalgie une époque bénie. Indispensable.

  • Film 9
  • Image 7
  • Son 9
  • Bonus 9
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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