[Critique Blu-Ray] SIlent Running, que va devenir la Nature ?

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NDLR : Retrouvez le test technique et celui des bonus (nombreux !) en bas de page, sous la vidéo.

Douglas Trumbull imagine, avec Silent Running, une fable science-fictionnelle au postulat suivant : dans l’espace, un groupe de chercheurs maintient en vie ce qu’il reste de Nature. D’emblée, ce petit film culte de 1972 se place à son insu dans un futur possiblement prophétique. Bâtisseur d’effets spéciaux fantastiques, Trumbull bricole un univers crédible au charme suranné, éclatant sous les lyrics mièvres de Joan Baez.

Une première œuvre étrange. Soudain, l’ordre est donné de détruire les ressources savamment entretenues. L’un des chercheurs se rebelle et s’isole en compagnie de trois robots. Là, Silent Running quitte le terrain de la fable pour l’étude de caractère. Le pari est risqué : Bruce Dern seul dérivant dans l’espace une heure durant. Le rythme ralentit et oscille entre instants de suspens et flânerie simplement humaine.

La dispersion ne convainc qu’à moitié. Le film révèle alors sa véritable facette : ses robots. Trumbull est obsédé par ces êtres mécaniques, très attachants et anticipateurs d’une vision bienveillante du genre. Il est regrettable néanmoins que le cinéaste ne donne pas d’écho au déchirement intérieur du personnage, devant lequel on reste gentiment de marbre.

Silent Running est disponible dans une superbe édition Blu-ray + DVD + Livret chez les toujours excellents confrères de Wild Side.

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Avis

8.3 A découvrir

Doit-on se répéter une fois de plus et faire sonner la cloche de l’évidence ? Dans un marché épuisé, Wild Side se coupe en quatre pour offrir aux aficionados de DVD un ouvrage définitif et plutôt beau.

D’abord, soulignons l’éclatante restauration du film, que l’on ne peut imaginer dans un plus bel écrin technique. L’image est dénuée d’imperfections sans perdre toutefois son grain pelliculé caractéristique. La définition est sans reproche, tout comme les couleurs qui retrouvent une seconde jeunesse. Le son n’est pas en reste avec une piste VO DTS-HD 2.0 efficace et claire en diable.

Côté bonus, là aussi il est impossible de dire quoique ce soit. Avec le coffret se trouve un magnifique livret de 72 pages, riche en informations et en citations croustillantes (« Cimino rime avec… mégalo », du grand art).

Côté bonus, un premier making-of d’époque ouvre le bal 42 minutes durant. Bien que tourné au moment de la production du film (donc manquant de recul), le document est précieux pour sa construction et sa réalisation très cinématographique et originale. Un bonus détonnant pour les passionnés du genre.

Ensuite, deux interviews avec Douglas Trumbull (respectivement de 30 et 4 minutes) et un entretien avec Bruce Dern complètent la section bonus. Les trois modules sont réalisés par Laurent Bouzereau, maitre du genre incontesté, qui signe ici des bonus un peu vieillots mais riche en infos. Il est amusant aussi de voir le bonus sur le futur du cinéma envisagé par Trumbull, où celui-ci se réjouit de l’attraction Retour vers le futur, désormais considéré comme une antiquité. Votre serviteur en sait quelque chose pour l’avoir testé lui-même…

  • Film 6
  • Image 10
  • Son 8
  • Bonus 9
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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