[Critique Blu-Ray] Le Scorpion Rouge, crise d’un spetsnaz

0
Share Button

Dès l’ouverture du Scorpion Rouge, quelque chose cloche. Une réunion secrète entre le KGB, un commandant cubain et Dolph Lundgren se tient avec un premier degré embarrassant, que le regard endolori de « l’acteur » amplifie. Serait-on face à un navet et non pas un nanar comme promis ? Un peu de patience et voilà que débarque un choc des cultures aussi subtil qu’une boite Banania. Difficile alors de maintenir son sérieux.

Mauvais Dolphie. Avant toutefois, il faudra saluer des séquences d’action correctement troussées, cousines lointaines du meilleur de cette époque bénie pour le genre. Dolphie peut compter sur son physique, étant donné la nullité abyssale de son jeu. Cependant, son personnage et sa psychologie brumeuse amènent à des réactions non-sensiques qui créent la surprise, voir fascinent. Et il n’est pas le seul.

Propagande. Conçu par Joseph Zito, engagé à l’aile droite du pays, Le Scorpion Rouge fait office de chasse propagandiste à la faucille et au marteau. Les peuples, soient victimes impuissantes soit tortionnaires sadiques, n’ont pas le droit à la parole, au milieu d’un film qui les assassine pour la beauté du spectacle. Une bisserie forcément drôle donc, au milieu duquel le sourire bêta de Dolphie vaut bien qu’on réunisse les copains.

Le Scorpion Rouge est disponible en Blu-Ray et DVD.

(Visited 23 times, 1 visits today)

Avis

6.3 Con et (parfois) bon

Carlotta édite la Midnight Collection, reprise en Haute Définition de bisseries des années 80. Le Scorpion Rouge signe le premier d'une série de quatre en juillet.

La ressortie de cette bisserie aimée des fans des vidéos-clubs d'antan bénéficie d'une drôle de ressortie. Sur support Blu-Ray, l'image est maculée de scratchs et d'imperfections, à tel point qu'on en vient à se demander l'utilité d'un portage en Haute-Définition. Mais c'est aussi ce qui en fait son charme ! Les couleurs reprennent aussi une nouvelle vie, ce qu'il faut souligner. Il ne faut donc pas s'attendre à une référence mais à un DVD amélioré. La piste VF est plutôt très efficace, mais le quotient nanardesque de l'aventure vaut son pesant de cacahuètes en VO également.

En revanche, l'absence de bonus est à déplorer, surtout quand on pense aux potentiels fans qui auraient pu témoigner de leur intérêt pour le film. En guise de réconfort, vous pouvez aller sur You Tube vous mater l'intervention de Dolphie à l'occasion de la diffusion du film au Panic Cinéma !

  • Film 5
  • Image 6
  • Son 8
  • Votre avis (0 Vote) 0
Partagez

À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

Réagissez !