[Critique Blu-Ray] Ouija, la plate planche

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NDLR: Retrouvez le test technique et le test des bonus en bas de l’article.

Ouija est un film qui ne fera de mal à personne. C’est en somme la conclusion que l’on peut tirer d’un long-métrage qui vogue sur les côtes schématiques du cinéma d’horreur moderne. Vous reconnaîtrez ainsi sans difficulté ces jumps-scares soigneusement dispersés, sirotant un jus d’aspect graphiquement tiède le long d’un récit sans aspérités.

L’exécution sommaire réservée à ce nouveau produit de la maison Blumhouse tient sans doute à son statut d’adaptation farfelue : le Ouija est devenu un produit Hasbro après avoir été un accessoire utile aux séances de spiritisme. Cette dichotomie est au cœur d’un récit qui ne sait choisir entre sa sombre mythologie et le caractère lissé de personnages dont on ne parvient pas à s’éprendre.

Pourtant, on est surpris par la qualité technique imposée par son réalisateur, Stiles White. La patine technique joue pour beaucoup dans de jolis jeux d’ambiance, à l’instar d’un final plongé dans une élégante pénombre. Sa réalisation permet d’arrondir des angles grossièrement dessinés mais reconnaissables malgré tout, à l’image d’un cinéma d’horreur manufacturé.

Ouija sort le 08 Septembre 2015 en Blu-Ray, DVD & VOD.

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Avis

6.5 Dispensable

Qui dit édition Universal de films récents dit transfert au point et partition sonore tonitruante. Deux caractéristiques que l’on retrouve sans surprise avec le blu-ray de Ouija. Une bonne nouvelle quand on sait combien l’apport de l’image s’avère décisif dans l’appréciation de ce film d’horreur extrêmement classique. La version originale se présente sous la forme d’une piste en DTS-HD Master Audio 5.1 puissante qui sait faire rugir ses effets sonores aux moments appropriés. On notera que la VF ne bénéficie que d’un format DTS.

Une fois passé des menus pour le moins sommaires, nous avons le choix à trois featurettes de quatre minutes chacune. Il est difficile en ce cas-là d’apprendre quoique ce soit sur le tournage en dehors des congratulations d’usage. On saluera néanmoins l’explication succincte réservée à la planche Ouija d’origine, destinée à des séances de spiritisme à la mystérieuse efficacité.

  • Film 5
  • Image 9
  • Son 9
  • Bonus 3
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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