[Critique DVD] Lenny, joyau intemporel

0
Share Button

Lenny Bruce est un comique américain ayant marqué les années 50/60 avec son humour vulgaire pour l’État, social pour les autres. Le réalisateur de Cabaret, Bob Fosse, s’est emparé de cet homme hors du commun et en a tiré un film entre le cinéma de Fellini et de Cassavetes.

En tête de cette réussite totale, l’incroyable Dustin Hoffman – quelques années après le Lauréat -, qui continue d’être le nouvel héros de la jeunesse. Lenny ose dire ce que la société souhaite censurer. Il envoie le tabou là où il devrait être : nulle part. Par bien des manières, le film a inspiré de nombreux artistes, on pense par exemple au comédien américain Louis C.K dont la série Louie reprend une forme similaire à Lenny.

Le long-métrage de Bob Fosse est un joyau intemporel au noir et blanc somptueux, à la richesse thématique fabuleuse et aux personnages complexes. Encore de nos jours, on a rarement vu un film aussi moderne et puissant que Lenny. N’est-ce pas à cela qu’on reconnaît les classiques ?

Lenny sort en DVD/Blu-ray le 30 mars 2016.

(Visited 2 times, 1 visits today)

Avis

9.3 Chef-d'oeuvre

L'entretien avec Darius Khondji (25 min) est extrêmement pertinent. Qui d'autre qu'un grand directeur de la photographie pour parler de l'image de Lenny ? Il avoue lui-même avoir découvert tardivement le film quand Wild side lui a envoyé. De ce fait, il en parle non pas comme un spécialiste, mais comme un homme qui se retrouve influencé par ce qu'il vient de voir. Au passage, on en apprend beaucoup sur l'image noir et blanc et sur le numérique comparé à la pellicule. Passionnant !

En plus de cela, un livret 200 pages accompagne l'édition. Dedans, vous retrouverez tout ce que vous avez envie de savoir sur le personnage fascinant de Lenny Bruce et sur la genèse du film. À ne pas manquer !

  • Film 9
  • Image 9
  • Son 9
  • Bonus 10
  • Votre avis (0 Vote) 0
Partagez

À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

Réagissez !